Pourquoi personne ne peut vous donner un prix au téléphone
« Un site web » désigne des objets qui n'ont rien de commun. Une page de présentation avec vos coordonnées et une boutique qui encaisse par Mobile Money, gère un stock et édite des factures conformes sont deux mondes séparés par un facteur dix, parfois davantage.
Un prestataire qui annonce un tarif avant d'avoir compris votre activité vous vend un modèle, pas un site. Ce n'est pas forcément malhonnête — c'est parfois exactement ce qu'il vous faut — mais vous devez savoir lequel des deux vous achetez.
Les six éléments qui déterminent le prix
- Le nombre de pages et la production du contenu — écrire vos textes, trier vos photos et structurer votre offre représente souvent plus de travail que le développement. Si vous fournissez le contenu prêt, le devis baisse. Si vous ne l'avez pas, quelqu'un doit le produire.
- Vitrine ou boutique — une vitrine présente. Une boutique encaisse, et tout change : catalogue, panier, commandes, stock, moyens de paiement, suivi, litiges.
- Les intégrations — chaque service extérieur branché coûte du développement et des tests. Wave, Orange Money, un logiciel de comptabilité, un transporteur : ce sont autant de connexions à écrire et à surveiller.
- Le référencement — un site techniquement propre est la base. Faire remonter des pages sur des recherches concurrentielles est un travail continu, distinct de la création, et facturé séparément.
- Le sur mesure contre le modèle — installer un thème acheté et remplacer les textes prend quelques jours. Concevoir une interface pour votre façon de travailler prend des semaines. Les deux se justifient selon le besoin.
- Ce qui vient après la livraison — hébergement, nom de domaine, certificat, sauvegardes, corrections, évolutions. Un devis qui ne mentionne pas ces postes ne les a pas supprimés : il vous les facturera plus tard, ou les laissera à l'abandon.
Pourquoi nous ne publions pas de grille tarifaire
Nous pourrions afficher un prix de départ attractif. Nous ne le faisons pas, parce que ce chiffre ne correspondrait à presque aucun projet réel et servirait uniquement à faire décrocher le téléphone.
Ce que nous faisons à la place : un premier échange gratuit, puis un devis avec un périmètre écrit et un prix ferme. Vous savez ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, et ce qui ferait l'objet d'un avenant.
Les trois pièges des devis trop bas
Le site dont vous n'êtes pas propriétaire
Certains prestataires déposent le nom de domaine à leur propre nom, ou conservent les accès à l'hébergement. Le jour où la relation s'arrête, vous repartez sans rien. Exigez que le domaine soit à votre nom et que les accès vous soient remis, par écrit, avant de payer quoi que ce soit.
Le site qu'on ne peut plus modifier
Un site livré sans interface d'administration et sans documentation vous rend captif : la moindre correction de texte passe par son auteur. Demandez comment vous modifierez une page vous-même, et à quel coût si vous passez par lui.
Le site abandonné six mois plus tard
C'est la demande de reprise la plus fréquente que nous recevons : un site correct, livré, puis laissé sans mise à jour ni sauvegarde par un prestataire devenu injoignable. Le prix initial était bas parce qu'il n'incluait aucune suite.
Les huit questions à poser avant de signer
- Le nom de domaine sera-t-il déposé à mon nom ?
- Les accès à l'hébergement et au site me seront-ils remis ?
- Puis-je modifier moi-même les textes, et comment ?
- Que se passe-t-il si je veux changer de prestataire dans deux ans ?
- Le site sera-t-il testé sur un téléphone, en réseau faible ?
- Qui paie l'hébergement et le certificat, et combien par an ?
- Les sauvegardes sont-elles incluses, et à quelle fréquence ?
- Que couvre exactement la garantie après livraison, et pendant combien de temps ?
Un prestataire sérieux répond à ces huit questions sans hésiter. Celui qui esquive vous dit déjà l'essentiel.
Une contrainte propre au marché ivoirien
La plupart de vos visiteurs vous découvriront depuis un téléphone, parfois en 3G, souvent avec un forfait compté. Un site lourd les perd avant de s'afficher, et Google le classe plus bas parce qu'il mesure le temps d'affichage.
Demandez à voir le site du prestataire sur votre propre téléphone, hors WiFi. C'est le test le plus honnête qui soit, et il ne coûte rien.